Pour l'amour des hôtes

Leurs parents partaient élever des chèvres dans le Larzac. Les cadres d’aujourd’hui quittent leur entreprise pour ouvrir des maisons d’hôte. C’est même le premier fantasme des Français qui souhaitent changer de vie.

Crise de l’âge adulte ou choix rationnel ? Il suffit de se promener dans une campagne française pour prendre la mesure du phénomène. Des panneaux « chambres d’hôte » ont fleuri partout le long des routes. En vingt ans, leur nombre est passé de 4 500 à plus de 30 000. Plus qu’à un changement de métier, c’est à un changement de vie auquel aspirent ces individus. Citadins pour la plupart, ils ont entre 30 et 50 ans, avec une tendance au rajeunissement ; ils sont « installés » sur le plan professionnel, en couple ou divorcés. Ils se disent prêts à quitter travail et confort, à s’éloigner de leurs amis, à « gagner moins pour vivre mieux ». Ils aspirent à travailler chez eux, à vivre au vert, à faire des rencontres : la maison d’hôtes semble combler tous ces désirs à la fois.

Une fois leur projet abouti, ils parlent de liberté, d’harmonie, de renaissance. Mais ils rencontrent aussi bien des obstacles qui cassent parfois les rêves…

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